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Dark Souls

par | 29 Sep 2018

Vers Demon’s Souls

Vers Dark Souls II

Dark Souls par FromSoftware (2011)

Disponible sur : Xbox 360, PlayStation 3, PC, Xbox One, PlayStation 4, Switch
Temps de lecture : 15 min 19 s

Deux ans et demi après la sortie de Demon’s Souls sur PlayStation 3, FromSoftware publie une suite spirituelle sobrement intitulée Dark Souls. Contrairement à Demon’s Souls, le jeu n’est pas chapeauté par le SCE Japan Studio ; il s’agit d’un projet « maison » que FromSoftware a lui-même publié au Japon sur PlayStation 3, Xbox 360 puis PC quelques temps plus tard. Pour le reste du monde, c’est Bandai Namco qui s’est chargé de le distribuer. Si Demon’s Souls et Dark Souls sont évidemment très proches dans leurs systèmes de jeu et dans la conception de leurs mondes respectifs, leurs univers n’ont en réalité aucune connexion.

Un œil non-initié pourrait confondre les deux titres mais Dark Souls est en réalité beaucoup plus abouti que son prédécesseur, tant sur le plan technique que dans son game design. Cela se ressent principalement au niveau de l’exploration. Certains changements sont plus profonds qu’il n’y paraît, notamment le level design complètement chamboulé et l’apparition des feux qui font office de points de contrôle, entre autres. La construction du monde est si différente que l’équilibrage de la difficulté a lui aussi été profondément altéré.

Dark Souls se déroule alors que le pouvoir du Feu décroît et que l’Âge du Feu touche à son terme. Après s’être échappé de l’asile où commence l’aventure, le joueur y incarne un humain frappé de la malédiction des morts-vivants dont le pèlerinage a pour objectif de raviver la flamme. Pour ce faire, il est amené à traverser Lordran, le royaume où les Seigneurs du Feu s’étaient installés durant l’Âge du feu, et de faire sonner les Cloches de l’Éveil. Libre au joueur de choisir s’il souhaite se lier au Feu pour perpétuer l’Âge du Feu ou de débuter l’Âge des Ténèbres.

Dark Souls ne dévoile son histoire que ponctuellement et de façon très minimaliste, à la manière de son prédécesseur. Les dialogues avec les personnages non-jouables, les descriptions d’objets ainsi que la construction du monde permettent de divulguer le récit. La narration n’est pas aussi directe que dans d’autres RPG, ce qui peut amener le joueur à interpréter les points qui ne sont pas expliqués mais aussi à mieux profiter de l’action, puisque Dark Souls n’est jamais interrompu par une scène cinématique.

La principale différence entre Demon’s Souls et Dark Souls est la conception du monde dans lequel le joueur évolue. Dans Demon’s Souls, les différents niveaux étaient accessibles depuis un hub central et entièrement indépendants les uns des autres. Dans Dark Souls, les zones sont interconnectées, donnant au monde une substance palpable, surtout lorsque l’on aperçoit en contre-bas une zone déjà traversée. Au début de l’aventure, le joueur est assailli par un sentiment de liberté aussi agréable qu’angoissant. Mais très vite, la difficulté qui se dresse devant un joueur n’empruntant pas la bonne route a tôt fait de le remettre sur le bon chemin.

Dark Souls n’est pas pour autant un monde ouvert puisqu’on ne peut pas accéder à toutes les zones dès le départ. D’ailleurs, sa construction n’est pas non plus identique à celle d’un Metroidvania puisque ce ne sont pas de nouvelles capacités qui permettent d’accéder à de nouveaux lieux ; au cours de son exploration, le joueur crée des raccourcis en ouvrant une porte par-ci, en abaissant une échelle par-là ou en réactivant un ascenseur abandonné. De la sorte, le joueur peut se déplacer très rapidement d’une zone à l’autre, sans devoir affronter les nombreux malandrins qui l’attendraient de pied ferme. Il n’y a rien de plus gratifiant que d’ouvrir un nouveau chemin après avoir lutté pendant de nombreuses minutes pour traverser un passage difficile. Plus tard dans le jeu, le joueur obtient la capacité de se téléporter dans différentes zones de Lordran mais les raccourcis n’en sont pas caducs pour autant, puisqu’on ne peut se rendre que dans certains endroits précis.

Dark Souls (Capture 1)

Ce remaniement dans la construction du monde a obligé les développeurs à muscler le level design, en alternant avec brio les phases ouvertes en extérieur et les zones étriquées à l’intérieur, en jouant parfaitement de la verticalité du monde et en variant les situations. En résumé, le level design est tout simplement un modèle du genre ; la réussite est totale et parcourir Lordran est absolument fabuleux. Il était d’autant plus important de réussir cet élément-clé du game design parce que le monde que l’on traverse dans Dark Souls est loin d’être vivant et, qu’en conséquence, ce sont « les pierres » qui s’expriment, si l’on peut dire.

Quant aux environnements qui servent de décor à l’action, ils sont relativement proches de ce que proposait Demon’s Souls : on retrouve, pêle-mêle, une grande zone souterraine crasseuse et empoisonnée, les rues d’un bourg fantôme et ses toits qui font office de plateformes, un palais désaffecté où siégeait le pouvoir disparu et une galerie sous-terraine où l’on peut aisément se perdre. Dark Souls propose des zones moins vastes mais, dans l’ensemble, plus diversifiées.

Il existe tout de même un ersatz de hub central dans Dark Souls : il s’agit du sanctuaire de Lige-feu, le havre de paix où le joueur peut se reposer et où la majorité des marchands se rendent une fois rencontrés. Mais sa fonction n’est pas aussi importante que le Nexus de Demon’s Souls, notamment grâce à l’apparition de l’autre nouveauté de Dark Souls : les feux.

Tout au long de son pèlerinage, le joueur croise des épées plantées dans le sol qui s’embrasent lorsque l’on interagit avec elles. Ce sont les célèbres feux de Dark Souls et leur découverte est toujours un événement. Un feu allumé devient un point de contrôle à partir duquel le joueur ressuscite en cas de défaite. C’est également l’endroit où augmenter son niveau en échangeant sa récolte d’âmes contres des bonus de statistiques. Le joueur peut également, au cours de l’aventure, apprendre à réparer ses armes mais aussi à améliorer son équipement ; même si les meilleures modifications devront être apportées par un forgeron légitime. Le principal atout du feu reste néanmoins de pleinement recharger le joueur, ressuscitant en contrepartie les ennemis vaincus.

Pour parfaire le level design, les feux sont tous parfaitement placés et il n’y a que de rares fois où le jeu devient pénible, faute d’un feu à proximité. Certains sont bien dissimulés, notamment dans le Jardin de Noiresouche et dans la Forteresse de Sen. Contrairement à Demon’s Souls où la mort était extrêmement punitive quand elle renvoyait au point de départ de la zone, il y a généralement moins de distance à rattraper en cas d’imprévu. Cela ne rend pas Dark Souls plus simple pour autant puisque les combats sont bien souvent ardus.

Les affrontements reprennent les grandes lignes de ce qu’avait réalisé FromSoftware dans Demon’s Souls, avec des ajustements qui font une différence inouïe. Par exemple, le joueur ne possède plus de points de magie ; à la place, il possède la capacité de lancer « X » fois un sort. Par exemple, il est possible de lancer six orbes de feu, après quoi il faudra se reposer auprès d’un feu pour recharger sa magie.

De la même manière, les consommables de soins n’existent plus, ou tout du moins, pas ceux qui rendent des points de vie. Le joueur possède à la place des fioles d’Estus : leur nombre est limité mais se reposer près d’un feu les remplit. L’idée est excellente parce que cela empêche, d’une part, de farmer des objets de soin mais aussi d’être fauché face à un boss insurmontable, d’autre part ; deux écueils de Demon’s Souls.

Dark Souls (Capture 2)

Une autre différence intéressante est l’apparition de techniques propres à certaines armes, lorsque l’on attaque avec la deuxième gâchette. L’épée droite draconique, par exemple, permet d’envoyer une onde de choc ; la lance du tueur de dragons envoie un éclair. Ces capacités dégradent néanmoins deux à trois fois plus rapidement la durabilité des armes, pour que l’on ne puisse pas en abuser.

Une autre distinction est la forme de carcasse qui n’est plus aussi punitive qu’avant. Dans Demon’s Souls, le joueur n’avait pas d’autre choix que d’utiliser une pierre d’yeux éphémères pour recouvrer sa forme humaine, sans quoi sa barre de vie était littéralement divisée par deux. Dans Dark Souls, le joueur n’est plus autant pénalisé puisque le seul malus que l’état de carcasse inflige est l’impossibilité d’invoquer un esprit dans sa partie, pour recevoir un coup de main bienvenu. Au contraire, à l’état de carcasse, il n’y a aucun risque d’être envahi par d’autres joueurs, ce qui peut également être un avantage de taille. Pour redevenir humain, le joueur doit tout simplement consommer une humanité puis redevenir humain auprès du feu.

Pour le reste, il n’y a pas de révolution : le joueur peut toujours jongler entre les différents objets équipés sur la main droite et la main gauche à l’aide de la croix directionnelle. Un bouton est toujours attribué à la roulade qui consomme de l’endurance et dont l’efficacité dépend du poids de l’équipement ; l’endurance décroît toujours après chaque coup porté ou encaissé, jusqu’à ouvrir la garde du joueur une fois à zéro. Et, surtout, il existe toujours de nombreuses façons de combattre en fonction de son build. Chaque combat s’appréhende différemment, y compris contre les mobs les moins puissants qui sont parfaitement capables d’abattre un joueur légèrement distrait.

L’un des premiers soldats-squelettes du jeu, armé d’une lance, passe son temps à se protéger derrière son bouclier. Pour l’atteindre, il faut parer son attaque avec le bon timing ou se glisser derrière lui pour le poignarder dans le dos. Quand on le rencontre à nouveau, plusieurs heures plus tard, il se peut que l’on oublie son pattern d’attaque et que l’on se retrouve bêtement au fond d’un précipice à cause de l’impact sur son bouclier. Le basilique des Profondeurs est un autre mob relativement faible mais extrêmement dangereux puisqu’il est capable de maudire le joueur, ce qui se traduit par une barre de vie divisée par deux, même après s’être reposé auprès d’un feu ! Il est notamment possible de guérir la malédiction à l’aide d’une pierre de purge, un objet peu commun qu’Oswald de Carim vend pour la modique somme de 3000 âmes de l’autre côté de Lordran.

La difficulté est bien réelle mais jamais insurmontable parce que le jeu est véritablement bien construit. Il offre toujours plusieurs solutions de repli aux problèmes d’apparence insolubles, encore faut-il les découvrir. Si les attaques de feu de Queelag la Sorcière du Chaos sont trop fâcheuses, le joueur peut, au choix, aller chercher des équipements adaptés qui réduisent les dégâts du feu ou invoquer de l’aide juste devant l’antre de la bête, en répondant à des conditions spécifiques. Aujourd’hui, le jeu est un tel classique que toutes les astuces se trouvent sur Internet et dans de très nombreuses langues. À la sortie, néanmoins, il fallait souvent improviser pour venir à bout des combats les plus âpres. Depuis, les joueurs ont notamment découvert plusieurs puits d’expérience qui permettent de récolter de nombreuses âmes sans trop d’effort.

L’affrontement contre les boss de Dark Souls est toujours le cœur du jeu. Quand le joueur tombe nez à nez sur l’un d’entre eux, la tension dramatique est à son comble. Il s’agit de l’un des rares moments où le silence cède sa place à des musiques aussi épiques qu’effrayantes, signées Motoi Sakuraba dans un registre qu’on ne lui connaît que trop peu. Les boss sont pour la plupart démesurément grands par rapport à l’avatar et aussi féroces que robustes. Comme dans Demon’s Souls, Dark Souls propose des combats variés et chacun des boss apporte une situation différente.

Le Papillon Clair de Lune, par exemple, est difficile à atteindre puisqu’il vole autour du joueur, ne cherchant que rarement le contact physique. Le Golem de Fer est très résistant et inflige de lourds dégâts, mais ses déplacements sont proportionnellement lents. Le Démon Capra est accompagné de deux gros chiens dans une zone étroite avec un escalier qu’il faut exploiter pour gagner. Chaque combat propose un environnement particulier, un pattern d’attaque unique et des dangers spécifiques. Quant à savoir lequel d’entre eux est le plus difficile, chaque joueur proposera son propre classement, même si Ornstein et Smough, que l’on combat en duo à Anor Londo, sont considérés comme les plus difficiles de la saga toute entière.

Dark Souls (Capture 3)

Dans les niveaux, le joueur peut également croiser des mini-boss qui, une fois vaincus, ne réapparaissent plus, même après que l’on se repose auprès du feu. Certains sont optionnels et rien n’oblige de s’y frotter, à part un loot alléchant et un gros paquet d’âmes à récolter. D’autres croisent le chemin du joueur et il est plus commode de s’en débarrasser une bonne fois pour toute. Devant la Paroisse des Morts-vivants, un énorme sanglier barre la route du joueur, l’empêchant de profiter d’un raccourci franchement pratique. Dans ce cas-là, mieux vaut tenter de s’en défaire. Si les mini-boss ne sont pas à négliger, ils sont tout de même moins difficiles à appréhender que les boss eux-mêmes, pour la simple et bonne raison que si les choses venaient à mal tourner, le joueur peut lâchement s’échapper et retrouver son feu, ce qui n’est pas possible contre les boss où l’arène est close.

Il y a tout un tas d’objets à ramasser dans Dark Souls dont certains sont à récupérer sur les ennemis. Par exemple, les aventuriers ont de bonnes raisons de récupérer la Main gauche de Balder, que l’on obtient aléatoirement après avoir vaincu certains chevaliers. D’autres objets sont cachés dans des endroits difficiles d’accès, après avoir atteint une corniche en contrebas. Enfin, d’autres trésors s’obtiennent après des conditions spécifiques, comme la hache queue de gargouille que l’on récupère en coupant la queue de l’une des gargouilles.

À côté de cela, Dark Souls est riche d’un énorme contenu avec beaucoup de choses à faire et à voir, notamment de nombreuses quêtes annexes à remplir. Les personnages non-jouables sont légion dont certains sont curieusement issus de Demon’s Souls, même s’il n’existe pas de lien entre eux. Les quêtes sont de natures différentes et parfois difficiles à comprendre car dans Dark Souls, il n’y a pas de journal de quêtes ni de marqueur indiquant l’objectif à suivre. Celles-ci permettent d’obtenir des objets ou des privilèges, comme la possibilité d’augmenter son niveau de pyromancie ou le nombre de fioles d’Estus que l’on peut utiliser.

Il est aussi possible de rejoindre des serments en interagissant avec certains personnages et d’y augmenter son rang. Ce sont des pactes qui permettent au joueur de rejoindre une alliance, offrant des avantages et des récompenses en échange de certains objets. Mais une fois un pacte conclu, il n’est pas possible de rejoindre un nouveau serment sans trahir le précédent. Ainsi faisant, le joueur perd la moitié du rang qu’il avait obtenu et devra demander l’absolution en échange d’âmes pour avoir la possibilité de le conclure à nouveau. Les serments influencent également l’expérience en ligne, puisqu’il en existe des coopératifs et des PvP (joueur contre joueur).

Le serment du guerrier solaire, par exemple, est le plus populaire des serments coopératifs : un joueur sous ce serment invoqué dans la partie apparaît sous la forme d’un spectre doré, octroyant à tous les joueurs présents dans l’équipe une médaille solaire en vainquant un boss. En l’échange des dites-médailles, le joueur peut débloquer des miracles dont la Lance de Lumière Solaire.

Le serment des spectres sombres, a contrario, est beaucoup plus agressif : en envahissant le monde d’autres joueurs, il est possible de récupérer leurs humanités à l’aide de la Main sombre. Le rang augmente en échange d’humanités, offrant la possibilité de drainer 3 puis 6 puis 10 humanités d’un coup !

Il y a de nombreux serments à expérimenter, rendant l’expérience en ligne beaucoup plus riche que dans Demon’s Souls. De véritables batailles PvP ont lieu sur les serveurs, offrant des à-côtés extrêmement riches à quiconque souhaite prolonger son aventure, après avoir terminé la quête principale. Et bien sûr, on retrouve les taches de sang montrant de quelle manière les autres joueurs sont morts ainsi que les fameuses marques au sol qui permettent de communiquer avec ses pairs. Les joueurs en ligne sont redoutables d’imagination dès lors qu’il s’agit d’amuser la galerie, même si quelques jeux de mots se perdent dans la traduction, les termes étant imposés. « Ténèbres droit devant et donc ténèbres. »

Dès son lancement, Dark Souls est devenu un classique se hissant parmi les plus grands noms du jeu vidéo. Sa popularité est d’ailleurs surprenante pour un titre aussi exigeant, rappelant s’il le fallait qu’il ne suffit pas d’être accessible pour plaire au grand public. Ce que propose Dark Souls est une expérience haletante mais aussi juste que gratifiante, puisque le joueur est le seul responsable de ses échecs et de ses réussites. Avec Dark Souls, FromSoftware a réellement changé de dimension : d’une confidentialité toute relative, le studio est devenu l’un des plus surveillés par la communauté des joueurs. Chaque sortie d’un jeu FromSoftware est depuis un véritable événement, cristallisant les espoirs de ses fans aux quatre coins du monde. À commencer par Dark Souls II sorti en 2014 et dont le défi est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît : comment ne pas décevoir après une réussite aussi tonitruante que celle de Dark Souls ?

2012 — Dark Souls: Prepare to Die Edition — PC

Moins d’un an après sa sortie, une pétition ayant récolté 93 000 signatures convainc FromSoftware de sortir Dark Souls sur PC. Le portage n’est pas à la hauteur de l’attente – sur le plan technique, tout du moins – puisqu’il ne propose pas de résolution supérieure à 720p et reste bloqué à 30 fps, avec un upscale bête et méchant pour les moniteurs à 1080p et au-delà. Comme l’explique Daisuke Uchiyama dans un entretien à Eurogamer, le portage s’est avéré plus compliqué que ne l’avait imaginé l’équipe en charge.

La principale attraction de la version PC est l’ajout du chapitre Artorias of the Abyss, un DLC disponible quelques temps plus tard sur les versions consoles.

Une trentaine de minutes après la sortie du jeu, Peter Thoman alias Durante publiait le célèbre patch non-officiel : DSfix, améliorant considérablement la qualité du portage. Ce dernier permet notamment d’augmenter la résolution interne du jeu ainsi que de pousser le framerate à 60 fps. Il est également possible de modifier les textures du jeu pour grandement améliorer l’aspect visuel, offrant à Dark Souls une version PC digne de ce nom. Ce héros des temps modernes frappera à nouveau à la sortie de Final Fantasy XIII sur PC quelques années plus tard.

2012 Dark Souls: Artorias of the Abyss (DLC) — Xbox 360 et PlayStation 3

Dark Souls n’étant pas un jeu comme les autres, son contenu téléchargeable (d’abord disponible avec l’édition PC) est également inhabituel. En effet, Il ne suffit pas de choisir Artorias of the Abyss dans le menu principal pour y accéder mais le joueur est obligé de remplir des conditions très spécifiques pour en profiter : tuer l’hydre de Noiresouche, délivrer Brumante du golem doré et obtenir le pendentif brisé dans les Archives du duc. Ces actions ne peuvent être effectuées que tard dans le jeu, une nouvelle partie ne donnera donc pas instantanément accès aux contenus.

Artorias of the Abyss propulse le joueur cent ans dans le passé, dans la contrée d’Oolacile. Le DLC propose une quête qui se déroule dans six nouvelles zones, avec de nombreux nouveaux objets à obtenir et de nouveaux ennemis à combattre. Il est également doté d’un mode arène pour les joueurs qui souhaitent pleinement s’adonner au mode PvP.

2018 — Dark Souls: Remastered Edition — PC, Xbox One, PlayStation 4, Switch

En 2018, FromSoftware rafraîchit Dark Souls en proposant une version Remastered, remise au goût du jour pour les consoles actuelles. Le portage est l’œuvre du studio polonais QLOC, à part la version Switch qui a été développée par Virtuos.

Dark Souls (Capture 4)

Cette version permet de jouer en 4K à 60 fps sur Xbox One X, PS4 Pro et PC, bien que pour les consoles, il s’agisse d’un upscale alors que sur PC, la résolution est native. Sur les Xbox One et PS4 standard, le jeu s’affiche tout de même en 1080p à 60 fps. La version Switch est limitée à 30 fps avec une résolution variant de 1080p à 720p, selon que l’on joue sur le dock ou en mode portable.

Les textures ont également été améliorées ainsi que plusieurs effets spéciaux, notamment les jeux de lumière et les effets pyrotechniques. L’anti-crénelage a également été renforcé, faisant de Dark Souls Remastered la plus belle version pour découvrir le jeu.

Côté jeu en ligne, Dark Souls Remastered offre désormais la possibilité de jouer en ligne jusqu’à 6 joueurs, alors qu’il ne permettait de jouer que jusqu’à 4 dans sa précédente édition. L’arène introduite dans le DLC Artorias of the Abyss permet d’organiser des matchs PvP en 3 contre 3.

Des ajustements ergonomiques ont également été ajoutés, notamment la possibilité de modifier le mapping des touches ou de changer de serment auprès d’un feu. D’ailleurs, un feu a également été ajouté à côté du forgeron Vamos.

Pour aller plus loin : Salt and Sanctuary par Ska Studios (2016) disponible sur PlayStation 4, PS Vita et PC

Salt and Sanctuary est parfois considéré comme une itération 2D de Dark Souls dans lequel le sel aurait remplacé les âmes. On retrouve notamment la jauge d’endurance qui limite les actions du joueur, la cohérence de son univers et l’intransigeance qui caractérise la série de FromSoftware. 2D oblige, il est construit comme un Metroidvania. Salt and Sanctuary propose en outre de jouer à deux joueurs en local.

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