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Zero Escape

par | 29 Août 2018

Vers Nine Hours · Nine Persons · Nine Doors

Surtout connu pour ses grands RPG, dont les cinq premiers Dragon Quest et les prolifiques Donjon Mystère, Chunsoft est aussi à l’origine de célèbres visual novels baptisés « Sound Novels ». La collection regroupe d’énormes succès, tels que Machi, sa suite 428: Shibuya Scramble qui fait partie des rares jeux ayant récolté la note parfaite de 40/40 dans Famitsu ou Banshee’s Last Cry qui est si populaire qu’un épisode de Game Center CX lui est consacré. Les joueurs occidentaux sont majoritairement passés à côté de ces jeux nécessitant une excellente connaissance de la langue japonaise, jusqu’à Nine Hours · Nine Persons · Nine Doors.

En 2010, un an après sa sortie japonaise, 9·9·9 a fait une percée aux États-Unis grâce à Askys Games, qui l’a intégralement traduit en anglais. Le bouche à oreille faisant son effet, bien aidé — il faut le dire — par les grandes qualités du titre, la série Zero Escape a réussi à se faire connaître aux quatre coins du monde. Une réussite qui n’est pas sans rappeler celle de Danganronpa de Spike, avec qui Chunsoft fusionnera en 2012.

Dans la série Zero Escape, écrite et réalisée par Kotaru Uchikoshi, il s’agit — comme l’indique le titre — de s’échapper d’un jeu mortel dont les règles sont différentes d’un épisode à l’autre. Dans 9·9·9 et Virtue’s Last Reward, les personnages participent à un « Nonary Game » dont les déroulements diffèrent mais dont le but est identique : les neuf participants tentent de s’échapper d’un huis-clos par la porte taguée d’un « 9 ». Bien évidemment, cette fameuse échappatoire n’est jamais facile à ouvrir et il faudra faire les bons choix pour quitter le « Nonary Game » vivant, sans quoi le joueur n’aura pas accès à la bonne fin.

Dans Zero Time Dilemma, le postulat est complètement différent puisque trois équipes de trois joueurs prennent part à un jeu nommé le « Decision Game ». Pour s’enfuir, il suffit d’ouvrir la porte X à l’aide de six mots de passe que l’on obtient dès qu’un joueur meurt.

Les trois épisodes ont en commun de mettre le joueur face à de véritables dilemmes qui auront une influence directe sur le jeu. On ne parle pas de quelques modifications de l’intrigue par-ci par-là, comme chez Telltale, car des choix découlent des pans entiers de l’histoire.

Quant aux thématiques abordées, elles convergent également au cours des trois différents jeux. On y découvre la passion de Kotaru Uchikoshi pour les sciences et particulièrement les champs morphogénétiques, qui seront traités différemment dans chacun des jeux. Mais, j’en ai déjà trop dit et en parler davantage risquerait de divulgacher le cœur de Zero Escape.

Les jeux mélangent habilement les genres du visual novel et du room escape puisque les aventures sont découpées en deux parties distinctes : les phases de dialogue et les phases d’évasion. Les phases de dialogue sont les plus nombreuses et c’est au cours de celles-ci que le joueur devra prendre les décisions qui lui permettront de survivre dans un monde de fous. Dans les phases d’évasion, il s’agit de trouver et d’utiliser les bons objets ainsi que de résoudre de nombreuses énigmes pour déverrouiller des portes indéboulonnables.

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